AI Act

Conformité AI Act : calendrier 2026-2028 et ce qui concerne les cabinets d’avocats

Mis à jour : octobre 2026Par l’équipe LegisBox

Rédigé avec Lex, relu et validé par Anis Aidoudi

Le règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle, l’AI Act, est entré en vigueur le 1er août 2024 et s’applique par étapes (article 113). Le règlement (UE) 2026/1744 du 8 juillet 2026, l’« omnibus numérique sur l’IA », a modifié plusieurs de ces dates et l’article 4. Cette page résume ce que disent ces textes, lus dans leur version officielle, et ce qu’ils changent pour un cabinet d’avocats qui utilise des outils d’IA.

Le calendrier d’application

Autres dates lues : les articles 102 à 110 s’appliquent à partir du 27 juillet 2026 (article 113, troisième alinéa, point d), et les systèmes à haut risque destinés aux autorités publiques déjà mis sur le marché doivent être mis en conformité au plus tard le 2 août 2030 (article 111, paragraphe 2).

Quels systèmes sont à haut risque ?

L’annexe III, visée par l’article 6, paragraphe 2, répertorie huit domaines : la biométrie ; les infrastructures critiques ; l’éducation et la formation professionnelle ; l’emploi et la gestion de la main-d’œuvre ; l’accès aux services privés et publics essentiels et aux prestations sociales ; la répression ; la migration, l’asile et les contrôles aux frontières ; l’administration de la justice et les processus démocratiques.

Le point 8 de l’annexe III vise les systèmes d’IA destinés à être utilisés par les autorités judiciaires ou en leur nom pour les aider à rechercher et à interpréter les faits ou la loi et à appliquer la loi à un ensemble concret de faits, ou utilisés de manière similaire lors du règlement extrajudiciaire d’un litige, ainsi que les systèmes destinés à influencer le résultat d’une élection ou d’un référendum. Il ne vise pas, en tant que tels, les outils qu’un cabinet d’avocats utilise pour ses propres recherches et analyses. L’annexe III décrit les systèmes par leur destination (« destinés à être utilisés ») : la qualification d’un outil donné dépend de sa finalité et de son usage, et se vérifie au cas par cas.

Le cabinet, déployeur de systèmes d’IA

Le règlement s’applique notamment aux déployeurs de systèmes d’IA établis ou situés dans l’Union (article 2, paragraphe 1, point b), ce qui inclut un cabinet qui utilise un tel système dans le cadre de son activité professionnelle. Les obligations de l’article 26 concernent les déployeurs de systèmes à haut risque : utiliser le système conformément à sa notice d’utilisation, confier la supervision humaine à des personnes compétentes, surveiller le fonctionnement, conserver les journaux sous leur contrôle pendant au moins six mois (article 26, paragraphes 1, 2, 5 et 6).

Deux points méritent d’être précisés. D’une part, l’article 26, paragraphe 11, prévoit que les déployeurs de systèmes à haut risque de l’annexe III qui prennent des décisions ou facilitent des prises de décision concernant des personnes physiques informent ces personnes qu’elles sont soumises à l’utilisation du système. D’autre part, l’obligation d’enregistrement dans la base de données de l’Union de l’article 49, paragraphe 3, vise les déployeurs qui sont des autorités publiques, des institutions, organes ou organismes de l’Union, ou des personnes agissant en leur nom ; elle ne vise pas un cabinet privé en tant que tel.

Ces obligations ne s’appliquent, pour les systèmes de l’annexe III, qu’à partir du 2 décembre 2027 (article 113).

Transparence : l’article 50

L’article 50 s’applique à partir du 2 août 2026 (article 113, deuxième alinéa). Il prévoit, selon les cas :

Ces dispositions concernent donc des usages précis. Un cabinet n’est concerné que s’il déploie un système correspondant à l’un de ces cas, par exemple s’il publie des textes générés par IA pour informer le public.

L’article 4 : la maîtrise de l’IA

Dans sa version d’origine, l’article 4 demandait aux fournisseurs et aux déployeurs de garantir, dans toute la mesure du possible, un niveau suffisant de maîtrise de l’IA pour leur personnel. Le règlement 2026/1744 (article 1, point 5) l’a remplacé : les fournisseurs et les déployeurs prennent des mesures pour favoriser le développement de la maîtrise de l’IA de leur personnel et des autres personnes qui utilisent les systèmes pour leur compte, en tenant compte de leurs connaissances, de leur expérience et du contexte d’utilisation. Le texte précise que cette obligation ne les contraint pas à garantir un niveau spécifique de maîtrise de l’IA pour un individu. La Commission et les États membres soutiennent ces efforts, en particulier ceux des PME.

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Informatif, pas un conseil juridique. Cette page résume des textes officiels à la date du 14 octobre 2026 ; elle ne remplace pas l’analyse d’un avocat. Sources : règlement (UE) 2024/1689 (articles 2, 4, 26, 49, 50, 111 et 113, annexe III) et règlement (UE) 2026/1744, publiés au Journal officiel de l’Union européenne.

Sources : Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act) — EUR-Lex · Règlement (UE) 2026/1744 modifiant l’AI Act — EUR-Lex

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